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LA PRATIQUE DU
SAHAJ MARG QUESTIONS - REPONSES
Quel est le système de yoga pratiqué dans le Sahaj Marg ? C'est l'ancien système du raja-yoga, le
yoga du mental. Il est considéré comme le roi des yogas,
car il cherche à atteindre la réalisation du Soi par la
régulation, le raffinement et finalement la divinisation du mental. Pourquoi appelez-vous ce système Sahaj Marg ? Le système porte le nom de Sahaj Marg qui signifie "la Voie Simple", ou "la Voie Naturelle" car il intègre les aspects physique, mental et spirituel de l'homme sans exercer aucune force ou pression. Il n'exige pas d'austérité, ni de négation de soi, de pénitence, de renoncement extérieur ou de célibat, … etc. Les Maîtres de notre système ont eux-mêmes été des chefs de famille et nous ont enseigné que l'homme doit vivre une vie complète et naturelle (à l'abri de tout extrême) qui seule peut le mener vers le but ultime de l'existence.
Qu'entendez-vous par but ultime de l'existence ? Nos Maîtres nous enseignent que l'existence
humaine, avec tous ses charmes et ses désenchantements, n'est
pas une fin en soi. Quelle est l'utilité d'un maître ? Ne pouvons-nous pas avoir une pratique spirituelle par nous-mêmes et parvenir au but ? Le Sahaj Marg croit en la nécessité d'un maître ayant une forme humaine. Pour la plupart des êtres humains, il n'est pas possible d'atteindre le but en suivant juste ce qui est écrit dans les livres. Celui qui connaît la voie et a lui-même atteint le but, peut guider les autres dans ce difficile voyage spirituel rempli des pièges tendus par l'ego qui se ment à lui-même. À vrai dire, à moins d'abandonner l'ego et apprendre à accepter de dépendre, pour notre cheminement, du guide que nous avons choisi, la réalisation du but serait tout à fait impossible.
Le fondateur de cette Mission, Shri Ram Chandra, affirme qu'une prière sincère appelant un tel Maître le mènera à votre porte ! Quand je le rencontrerai, comment
saurai-je qu'il est celui que je dois suivre ?
Comment juger de l'efficacité de votre système ? Par le processus de changement qui commence en vous dès le premier jour. L'état de votre mental change. Vous ressentez de la légèreté d'esprit et un état de calme intérieur. Les tensions mentales disparaissent. Le mental se purifie et se clarifie. Les structures mises en place par votre ego sous la forme de traits de caractère et de comportements négatifs, tels que des aversions, des attachements, de l'orgueil, des préjugés, de la colère, etc. se dissolvent dans l'état intérieur créé par une pratique régulière. Grâce à la pratique, le pouvoir spirituel du Maître nettoie votre cœur des diverses impuretés que vos pensées et vos actions fondées sur l'ego y ont accumulé. Petit à petit, l'homme, proche de l'animal s'humanise, puis devient un véritable être humain et s'embarque pour le voyage vers la divinisation. Quelle est l'utilité d'une telle pratique, alors que nous avons déjà nos religions, nos rituels et nos écritures ? Selon le fondateur, Shri Ram Chandra de Shahjahanpur que nous appelons affectueusement Babuji, Dieu ne peut être découvert sous aucune forme, ni aucun nom, ni dans des rituels, des lieux de culte ou des écritures : Il doit être trouvé dans le recoin le plus profond du corps humain, le coeur. La religion est comme le berceau où nous sont inculquées quelques notions élémentaires sur Dieu, des méthodes pour Le vénérer, le besoin de mener une vie morale, etc. Babuji a dit que la spiritualité commence là où la religion finit. La spiritualité transcende les noms, les formes et les attributs de Dieu dont l'imagination humaine L'a investi, à travers les siècles. Le vrai Dieu, selon le Sahaj Marg, est ce qu'il y a de plus subtil, hors de portée de notre mental et de nos sens, sans forme, sans nom et sans attribut, mais faisant néanmoins partie de l'expérience humaine. Dans cette pratique spirituelle, nous cherchons donc à vivre le réel tel qu'il est. Nous espérons y parvenir au travers d'un processus qui atténue et dissout progressivement notre attachement à nos propres noms, formes, qualités et qui, ainsi, vide notre conscience. Quand, dans notre nature, nous devenons comme Cela, nous commençons à expérimenter ou à sentir une unité avec Cela en nous-mêmes : en fait, cette pratique rétablit le lien entre nous et l'être intérieur divin. Ce lien amène la nature et le pouvoir divin à affecter notre identité égotique qui se trouve peu à peu effacée. Le Divin qui est présent en nous commence alors à se manifester dans nos pensées et nos actions. Ce qui signifie que je perdrai ma propre identité ! Comment survivre alors dans cette société de compétition ? Il n'y a rien à craindre ! Le processus décrit plus haut est appelé "transformation" dans notre système. Dans la première étape, nos tendances animales sont supprimées et nous devenons des êtres humains bons, sans aucune anomalie, ni aspérité. Le stade avancé ou ultime est appelé divinisation, quand l'être divin à l'intérieur nous guide, nous informe et imprègne toutes nos pensées et actions. Nous commençons alors à entrer dans le courant de la Nature sans offrir aucune résistance, consciente ou inconsciente. Bien que vivant encore dans ce corps humain, nos fonctions physiques et mentales sont en conformité avec la Nature, ramenées à un état de parfait équilibre et d'harmonie avec Elle. Le rendement de nos facultés est optimal et nous devenons plus efficaces dans notre vie matérielle, précisément parce que nous avons réalisé notre existence et notre identité spirituelles, qui sont éternelles. Comme l'Eternel pénètre le présent également, Il illumine la vie humaine et lui donne un sens, pour nous-mêmes et pour ceux qui nous entourent. Babuji insiste sur le fait que la distinction entre l'humain et le Divin, le matériel et le spirituel, est artificielle. Si les deux sont équilibrés et intégrés, notre existence devient unifiée et complète. Ainsi, le Sahaj Marg nous enseigne à ne pas fuir la vie terrestre ni rejeter avec mépris le côté matériel de l'existence humaine comme totalement étranger au développement spirituel. Si vous négligez l'existence matérielle, cela affecte le spirituel et vice versa. S'il vous plaît, parlez-nous des Maîtres de votre système. Le premier Maître était Shri Ram Chandra de Fatehgarh situé dans l'état indien de l'Uttar Pradesh. Il a vécu de 1873 à 1931. Il travaillait pour le percepteur des impôts de Fatehgarh. Il devait subvenir aux besoins d'une famille avec un maigre revenu et dut subir bien des privations. On le surnomme affectueusement Lalaji. C'est Lui qui a redécouvert l'ancienne méthode de transmission du pouvoir spirituel du Maître dans le cœur de l'aspirant pour en nettoyer les impuretés et accélérer son progrès spirituel. Il avait un petit groupe de disciples. Le disciple le plus dévoué de Lalaji et son successeur spirituel fut Shri Ram Chandra, de Shahjahanpur dans l'Uttar Pradesh également. C'est Babuji dont nous avons déjà parlé, qui avait curieusement le même nom que son Maître. Il vécut de1899 à 1983. Sa vie fut aussi remplie de difficultés matérielles et de nobles sacrifices envers ses frères et soeurs humains. Il perfectionna le système de transmission spirituelle et fonda en 1945 la Shri Ram Chandra Mission en mémoire de son Maître. Il créa un réseau de "précepteurs", c'est-à-dire des pratiquants formés pour relayer la transmission. Il fit de nombreux voyages à travers l'Inde, ainsi qu'à l'étranger. Grâce à ses efforts, la Mission enregistra de son vivant une croissance rapide. Son livre "La Réalité à l'Aube" et d'autres ouvrages sur le raja-yoga ainsi que des lettres adressées aux pratiquants du Sahaj Marg révèlent la profondeur et la vaste portée de sa recherche dans le domaine peu connu de la spiritualité. Le Maître actuel, Shri Parthasarathi Rajagopalachari, né en 1927, habite Madras. Il fut un associé intime et le principal disciple de Babuji, de 1964 à la mort de ce dernier en 1983. Il devint à ce moment-là son représentant spirituel et le président de la Mission. Il travaillait comme directeur exécutif dans une grande entreprise privée du Tamil Nadu (un état du sud) et est actuellement à la retraite. Du vivant de son Maître, Il fut un secrétaire général très dynamique pour la Mission et a contribué considérablement au renforcement de ses structures ainsi qu'à la publication de sa littérature. Il a accompagné son Maître lors de ses voyages à l'étranger et l'a assisté avec compétence dans son travail spirituel. Son livre "Mon Maître" est un prodigieux hommage à Babuji. Ses autres livres comprennent des journaux de ses voyages outre-mer avec Babuji, son autobiographie spirituelle et plusieurs volumes de ses conférences en Inde et à travers le monde, où il interprète, amplifie et reformule à l'intention de l'homme du XXIème siècle, les enseignements de son Maître. Ses continuels voyages et son travail spirituel ont permis une croissance remarquable et l'expansion des activités de la Mission dans toute l'Inde, en Europe, aux U. S. A. et dans bien d'autres pays. Qu'y a-t-il de si particulier ou d'unique dans votre système, pour le démarquer des autres systèmes ? La méthode de transmission, mentionnée précédemment, est ce qu'il y a d'unique dans ce système. Il s'agit bien de l'amour ou de l'essence divine que le Maître, du fait de ses accomplissements spirituels, concentre et déverse dans le cœur de l'aspirant, retirant petit à petit tout ce qui l’alourdit et lui transmettant un potentiel de développement spirituel. La technique du nettoyage et la transmission qui utilisent la même énergie divine, sont donc des éléments spécifiques de ce système. Le Maître a également habilité des précepteurs, en Inde et à l'étranger, à accomplir ce travail de nettoyage et de transmission afin que ce service spirituel soit accessible au plus grand nombre. Une
personne qui souhaite pratiquer doit commencer par prendre trois «
sittings » d'introduction : nous disons « sitting »
parce que l’aspirant et le précepteur ou le Maître sont
assis face à face pour méditer. Durant ces trois «
sittings » d’introduction, le Maître ou le précepteur
effectue le nettoyage initial afin de rendre la méditation possible
et confortable, loin de l'agitation habituelle. De tels sittings sont
nécessaires périodiquement, même après avoir
commencé de pratiquer quotidiennement, car le cœur doit être
dégagé d'innombrables couches de lourdeurs.
Que sont les « impressions » ? Pour la science, chaque action a une réaction sur le plan physique. Pour la spiritualité, chaque pensée ou action accomplie avec le sentiment du « je » ou la conscience du « moi » (ego), marque le cœur d'impressions subtiles qui deviennent les semences de pensées ou d'actions futures qui, à leur tour, conduiront à la formation d'impressions. Des impressions répétées du même ordre se solidifient en tendances sous la forme de voiles innombrables autour de l'âme humaine. L'être humain devient alors prisonnier de ses impressions et doit revenir encore et encore à l'existence terrestre afin de les éliminer. Mais tandis qu'il élimine ses vielles impressions,, il en crée de nouvelles. Du fait de ce cercle vicieux, sa progression vers le but de sa réalisation spirituelle, c’est à dire de son essence divine est stoppée. Ainsi, un système de pratique spirituelle qui n'offre pas de solution à l'accumulation des impressions ne peut nous mener bien loin. De nos jours, le Sahaj Marg bénéficie du soutien d'un Maître vivant et son pouvoir spirituel offre la possibilité de nous dégager de nos impressions, pourvu que nous soyons disposés à nous en débarrasser ! N’existe-t-il pas de bonnes impressions ? Celles-là, ne peut-on pas les conserver ? On peut parler de bonnes impressions pour
celles qui résultent d'actes méritoires qui peuvent nous
mener vers une vie meilleure sur le plan humain. Mais elles ne nous
aident pas à nous libérer de cette existence terrestre.
Selon Babuji, les bonnes impressions sont comme une cage dorée,
mais demeurent néanmoins une cage : nous en sommes prisonniers,
dans l’incapacité d’atteindre notre réalisation divine.
Par conséquent, il est indispensable d'abandonner ces idées
de bien et de mal, de vice et de vertu, de paradis et d'enfer qui sont
des conceptions humaines. Il est indispensable de transcender ces dualités
ou paires d'opposés, et de rétablir notre mental dans
le Divin. Une telle transcendance du mental ouvre la voie à la
possibilité de transcender cette existence terrestre qui est
brève, limitée et restrictive sous bien des aspects. Selon
mon Maître, seule la spiritualité peut amorcer le processus
de l'expansion intérieure et de la libération finale d'une
existence aussi limitée.
Quelles sont les conditions requises pour devenir
un pratiquant ?
Pourquoi devrais-je méditer ? Le mot "méditer" signifie porter continuellement son attention ou maintenir son esprit fixé sur une pensée. Nos écritures disent, et c’est prouvé par l'expérience, que nous devenons ce sur quoi nous méditons. En d'autres termes, nous acquérons la nature, la qualité ou la condition de l'objet sur lequel nous méditons. Donc, lorsque nous méditons sur ce qu'il y a de plus subtil, c'est-à-dire Dieu, nous perdons notre opacité et acquérons Sa subtilité, devenant ainsi semblables à Lui ; alors seulement la fusion avec Lui, qui est le but ultime de la vie, est rendue possible. Mais cela ne peut être atteint que par une pratique assidue et quotidienne de la méditation, avec une dévotion totale. Comment me préparer pour ma méditation quotidienne ? La façon de se préparer à la méditation du matin est décrite ci-dessous: Levez-vous avant le lever du soleil. Lavez-vous le visage et les dents. Lavez-vous si vous ne vous sentez pas propre, sinon ce n'est pas nécessaire (l'idée est de commencer la méditation aussi tôt que possible, sans perdre de temps en activités routinières telles que toilette, petit-déjeuner, lecture du journal, exercice physique, etc.). Portez des vêtements amples et confortables. Fixez-vous une heure et un endroit consacré à la méditation quotidienne. Demandez aux membres de votre famille de ne pas vous déranger durant la méditation. Réglez le réveil sur une demi-heure. Augmentez progressivement la durée jusqu'à une heure pendant une période de trois à six mois. Si vous n'avez pas de réveil, fixez l'alarme mentalement. Si vous ouvrez les yeux avant l'heure, vous pouvez les refermer et continuer à méditer. Asseyez-vous confortablement, détendu, mais avec le dos et la tête droits. Si la tête retombe après que vous avez commencé de méditer (par suite de la perte de conscience du corps), ne vous en inquiétez pas. La position allongée n’est pas autorisée, car trop de confort pourrait vous rendormir ! S'il vous plaît, comprenez que la méditation sur le Divin dans votre coeur est adoration. Par conséquent, commencez par une prière silencieuse pour l'élévation spirituelle avec un coeur plein d'amour et de dévotion. Comment
méditer ? Dois-je essayer de voir la lumière divine
pendant la méditation ?
Vous dites que c'est le yoga du mental. Mais votre attention semble être dirigée plus sur le cœur que sur le mental. C'est exact. La raison en est que les impressions, grossièretés, auxquels nous faisions allusion tout à l'heure, sont déposées sous une forme subtile dans la région du cœur. Notre Maître dit que le cœur est le champ d'action du mental. Si le cœur est impur, l'esprit est impur. Si le cœur est purifié de l'opacité créée par les impressions, le mental devient pur, subtil, clair comme le cristal et à l'unisson avec le Divin, puisant tout pouvoir à partir du Divin dans le cœur. Ainsi le Maître et ses précepteurs portent leur attention sur le cœur et nettoient les impressions accumulées. Le résultat de ce nettoyage est ressenti dans la condition du mental. Dans les autres systèmes de yoga, on médite sur d'autres centres tels que le point entre les sourcils ou le bout du nez. Mon Maître dit que la méditation sur le point entre les sourcils réveille le pouvoir qui peut devenir un obstacle pour l'avancement spirituel. De la même façon, la méditation sur le bout du nez pourrait éveiller des pouvoirs psychiques tels que la clairvoyance, la claire audience, … etc., ce qui pourrait également distraire un aspirant spirituel du véritable but spirituel. Toutes les religions et traditions mystiques disent que le Divin réside dans le cœur humain. Par conséquent, Il ne peut être expérimenté que dans le cœur. De plus, la qualité d'amour est toujours associée au cœur. Cette méditation éveille donc notre amour latent pour le Divin et accélère notre avancement vers le but. En fin de compte, seul l'amour Le conquiert. Nous ferions bien de comprendre que la pratique du Sahaj Marg n'est pas qu'une simple routine sèche et mécanique, mais une pratique qui crée l'amour pour le Divin. Nous méditons sur le cœur (le noyau divin de notre être), nous vivons dans le cœur et agissons par le cœur. Cela mène à l'accord parfait entre notre aspect humain et la base divine de notre existence. Nos Maîtres ont invoqué plusieurs
autres raisons de méditer sur le cœur :
Conseillez-vous un régime alimentaire ? La chasteté est-elle requise de la part du
pratiquant ? Supposons que je travaille de nuit, comment puis-je
méditer tôt le matin ?
Qu'entendez-vous par « nettoyage» ? Comme nous l'avons déjà expliqué, nous avons besoin de l'intervention du Maître ou de ses précepteurs pour être débarrassés de nos vieilles impressions qui ne sont rien d'autre que des impressions mentales solidifiées en tendances. Mais la responsabilité de prévenir la formation de nouvelles impressions revient au pratiquant par le recours à la méthode du nettoyage (cleaning) prescrite par le Maître. Grâce à ce nettoyage personnel, chaque soir le pratiquant est en mesure de retirer les impressions formées dans le cœur pendant la journée qui proviennent de l'interaction entre lui et l'environnement par l'intermédiaire du mental et des sens. A quel moment est-il opportun de faire ce nettoyage ? Après avoir terminé votre journée de travail, lorsque vous rentrez chez vous, vous pouvez vous détendre et vous rafraîchir, puis vous asseoir pour ce nettoyage . Il vaut mieux le faire avant le dîner lorsque vous êtes encore alerte mentalement et non somnolent. Combien de temps doit durer le nettoyage ? Une demi-heure est le temps prescrit. Y a-t-il une posture recommandée ? Tout comme pour la méditation, une position assise confortable. Je ne comprends pas la différence entre la méditation et le nettoyage . C'est simple. Dans la méditation, nous ne faisons rien avec notre mental. Nous adoptons une attitude qui invite la grâce divine dans notre cœur et nous attendons. Pendant le nettoyage, nous appliquons le pouvoir de notre volonté pour retirer les impuretés de notre cœur. C'est un processus actif, et non passif comme la méditation. Pouvez-vous, s'il vous plaît, décrire la méthode du nettoyage ? Vous fermez les yeux et commencez avec la pensée que toutes les impressions, impuretés, grossièreté, opacité, etc., vous quittent par le dos sous forme de fumée ou de vapeur. Une fois suffit : vous n'avez pas besoin de répéter cette pensée. Vous supposez mentalement que la grâce divine du Maître pénètre dans le vide créé par le départ des impressions et impuretés. Après avoir fait cela pendant une demi-heure, vous ressentirez une légèreté mentale qui est la preuve du nettoyage. Est-ce que je suis censé voir les impressions qui me quittent pendant le nettoyage ? Non. Notre travail n'est pas de les voir. Mon Maître dit que nous ne devrions pas nous en préoccuper ni méditer dessus. Nous devons seulement les balayer mentalement sans même chercher à savoir ce qu’elles sont. Est-il nécessaire de ramener en mémoire ou de passer en revue tous les événements de la journée avant de les nettoyer pendant le processus du nettoyage ? Le Maître nous recommande de ne pas le faire, car une telle remémoration ou récapitulation ne sert qu'à renforcer les impressions dont nous voulons nous débarrasser. Il dit que porter de l'attention à la grossièreté n'a pour effet que de la solidifier. Supposons que je ne puisse pas faire le nettoyage du soir, que dois-je faire ? Vous pouvez le faire au lit, avant la prière-méditation du coucher. Si cela ne vous est pas possible non plus, alors vous devez le faire le lendemain matin pendant dix à quinze minutes, avant de commencer votre méditation.
Quand et comment dois-je dire cette prière
? Pouvez-vous donner plus de détails ? C'est une prière tout à fait spéciale développée par Babuji dans un état de super-conscience, et selon Lui, elle est chargée spirituellement de pouvoir et d'efficacité. Pour en tirer tout le bénéfice, la prière doit être offerte avec un regard approfondi sur sa signification. Examinons le sens de la prière point par point : Ô, Maître !
Le Divin dans nos cœurs est le Maître véritable et non nos désirs et attachements, nos supérieurs hiérarchiques, nos femmes, maris et amis, pas même les dieux nantis de noms, de formes et d'attributs. L'être le plus subtil, qui réside dans notre cœur est notre Maître. Cette introduction souligne le fait que dans notre relation à Lui, nous sommes Ses esclaves, Ses serviteurs. Celui qui réalise Sa suprématie dans tous les aspects de la vie, physique, mental, matériel et spirituel, est vraiment paré pour un avancement spirituel rapide. Le ton de l'interpellation « Ô, Maître ! » montre aussi une attitude suppliante (celle d'une requête présentée au roi) qui crée assurément un vide dans nos cœurs, lequel attirera automatiquement en nous le flot de grâce divine. Tu es le vrai but de
la vie humaine.
Mon Maître ne cesse d'insister sur la nécessité de toujours garder en vue le but de notre existence. Autrement, nous risquons de nous laisser distraire par divers autres buts mineurs de cette vie dans le plan matériel, et de perdre ainsi de nouveau notre chemin. Ici, nous affirmons qu'Il est le vrai but et non pas les désirs et les attractions de cette vie. Même les cadeaux dont Il nous gratifie ne sont pas le but. Nous ne voulons que Lui et Lui seul. Bien sûr, en Lui, tous les besoins de notre existence terrestre seront certainement satisfaits (et non les désirs). Mon Maître l'a formulé admirablement : « Mon Bien-Aimé, Vous êtes le vrai but de ma vie » : seuls s'interposent entre Vous et moi, mes envies et désirs stupides pour les pouvoirs, la beauté, les richesses. « Vous seul pouvez Vous donner à moi ». Cette phrase de la prière proclame aussi notre amour pour l'Ultime. Une fois que le dévot a fixé son cœur sur l'objet de son amour, aucun autre objet ne peut distraire son attention et sa recherche. Nous ne sommes encore
qu'esclaves de désirs faisant obstacles à notre avancement.
Ceci est l'humble constat fait devant le Maître divin de notre esclavage aux désirs et attachements qui sont la cause principale de nos impressions : nous admettons que ces impressions font obstacle à notre avancement vers Lui en nous faisant trébucher et hésiter dans notre poursuite et que, par nous-mêmes, nous sommes totalement impuissants et incapables de faire seulement un pas vers l'avant. C'est le cri de notre âme impuissante et angoissée dont le désespoir attire naturellement l'attention du Maître divin dans nos cœurs. Admettre notre condition intérieure nous rend humble et simple dans notre quête de la faveur divine. Tu es le seul Dieu
et pouvoir qui puisse nous élever à ce niveau.
Ici, le dévôt déclare
sa complète dépendance et fait un acte d'abandon devant
le Maître divin. Il reconnaît qu'Il est l'unique Dieu et
que Son pouvoir est le seul qui puisse l'aider à atteindre le
but. Ceci montre sa foi en Lui totale et sans réserve et son
reniement implicite de tous les dieux et pouvoirs mineurs qui peuvent
assurément lui procurer certains bénéfices et pouvoirs
au niveau matériel, mais ne peuvent le mener jusqu'à la
réalisation Divine.
Les termes "Maître divin" et "mon Maître" prêtent un peu à confusion. A qui font-ils référence ? Mon Maître dit que le Maître divin dans nos cœurs est Dieu Lui-même et que le Maître dans sa forme humaine est Son représentant. Le Sahaj Marg croit que sans la conduite et l'aide active d'un Maître vivant et d'envergure, il est impossible pour la plupart d'entre nous d'atteindre le but dans cette vie. Le Maître dans sa forme humaine est un homme qui a réalisé le Maître divin en lui-même par la consécration à sa démarche spirituelle et la dévotion envers son propre Maître. En vertu de sa qualité d'être humain, de son amour désintéressé pour l'humanité et de sa disponibilité pour tous les chercheurs de Dieu, il lui est donné de pouvoir écarter nos peurs, nos sentiments de culpabilité et notre manque d'assurance, et de nous mener pas à pas vers le but ultime. Ceux qui coopèrent avec Lui en se consacrant à leur démarche spirituelle et en se soumettant sincèrement à ses instructions auront la possibilité de réaliser dans leur propre soi, le Soi divin, dans cette vie même. Ceci est la promesse du système du Sahaj Marg. Qui sont les précepteurs, et quelle relation dois-je entretenir avec eux ? Les précepteurs sont avant tout des pratiquants. En plus de cela, ils se sont engagés volontairement dans un travail spirituel envers leur Maître. Quand un pratiquant est plein de dévotion dans sa pratique, quand il est convaincu de l'efficacité du système et qu'il veut consacrer son temps à travailler spirituellement pour le Maître, il peut être nommé par Lui précepteur. Il est alors autorisé par le Maître à effectuer, en Son nom, le travail de transmission yogique, et à servir tous les chercheurs spirituels et les pratiquants de la Mission. Mais il doit continuer sa pratique quotidienne telle qu'elle est prescrite pour tous les abhyasis. Aussi, vous devez considérer le précepteur comme votre frère et prêter attention à ses instructions en ce qui concerne la pratique spirituelle. Vous êtes également invités à approcher librement le Maître à tout moment, ou à Lui écrire, pour toute clarification dans le domaine spirituel. Il est conseillé de limiter votre relation avec les précepteurs au seul entraînement spirituel, car ils mènent une vie de famille avec des obligations matérielles et ne sont pas censés entretenir des relations de convivialité avec les pratiquants. Considérez tous les précepteurs comme égaux, et ne développez pas de relation hiérarchique avec eux, ni de préférence ou d'attachement pour aucun d'entre eux. Les Précepteurs.
Une dernière question : comment un nouvel arrivant dans le Sahaj Marg peut-il faire des progrès rapides ? Je suggérerais ce qui suit :
Swami Vivekananda dit que le Royaume des Cieux n'est pas pour les cœurs faibles. Babuji dit qu'en spiritualité, nous devrions être comme des lions : - fiers de pratiquer ce système spirituel sous la conduite d'un Maître compétent ; - courageux devant l'adversité et les obstacles; - et sûrs d'atteindre notre but Divin. Les sentiments négatifs comme la peur, le doute, l'incertitude et le manque de confiance en soi devraient être consciemment évités.
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